COMPOST intervient dans les lieux publics et cherche à créer “un espace de l’autre” en perturbant les habitudes de chacun. COMPOST est un projet évolutif, initié dans le cadre de TRYANGLE, projet européen coproduit par les Bernardines, un laboratoire réunissant une vingtaine d’artistes, auquel nous avons participé à Marseille : c’est là que nous nous sommes rencontrés et que le collectif MOM (Miguel Odile Michel) est né. Nous sommes chacun très différent, nous ne sommes pas toujours d’accord, mais nous aimons tous les trois partager le plaisir de la confrontation. Le point de départ de cette expérience est une discussion sur les principes de la décroissance défendus par Serge Latouche et sur ce que Guy Debord appelle la société du spectacle : la décroissance, est-ce que cela a un sens dans le domaine artistique, est-ce que l’on produit et consomme l’art comme le reste... ?
A l’issue de Tryangle, nous avons abordé cette question en paroles et en actes avec Garden, un débat performé, une sorte de conversation de plein air, dans les jardins de la Gare Franche, autour d’une table sonorisée à cet effet.

Manifeste pour un programme:
COMPOST est un rendez-vous quotidien dans et avec l’espace public.
COMPOST se fabrique avec de l’Autre, prévu (les complices) et imprévu (la rue).
COMPOST est un événement qui se fabrique par couches successives et cherche sa forme dans sa répétition.
COMPOST envisage la collaboration et le croisement des différentes disciplines, des langages et des savoirs, pour penser les mécanismes de production et de réalisation du travail artistique, notamment du “spectacle”, dans le contexte socio-politique en profonde transformation que nous vivons aujourd’hui.
COMPOST essaie de contrer la tendance spectaculaire et uniquement consumériste qui existe aussi dans le domaine de l’art. Cette expérience tente de créer, dans sa propre construction, un espace de réflexion et de questionnement sur ce qui fait la spécificité du spectacle vivant.

COMPOST à Marseille : la terrasse de la brasserie Les Danaïdes
Du 9 au 17 septembre 2013 à Marseille, dans le cadre de la 7ème édition du festival Préavis de désordre urbain, en coproduction avec le théâtre des Bernardines, nous participons au Festival « Passeurs et clandestins, sentiers d’une résistance urbaine ».

COMPOST en Auvergne : les environs d’Ambert
A l’invitation de regard et Mouvement et du Bief, l’expérience COMPOST est renouvelée en Auvergne au printemps 2016, cette fois en milieu rural, dans des cafés associatifs et sur les places de marché des environs d’Ambert. Cette fois-ci, nous nous déplaçons d’un lieu à l’autre en fonction des jours de marché ou des habitudes des cafés. Quelques complices recrutés en amont nous accompagnent et mènent sur place des interventions retenues après concertation. Bien que nous soyons itinérants, COMPOST a un effet catalyseur. Très vite les questions de la consommation et du recyclage (artistique ou non) se cristallisent autour des changements de la gestion de la déchetterie de la création de la Ressourcerie. La présence de COMPOST sur les marchés (débats et performances) a permis de rétablir le dialogue là où il n’était plus possible et de faire évoluer la situation. Les interventions dans les cafés associatifs soulèvent des questions et des réactions nouvelles pour les habitués qui abordent à cette occasion des sujets dont ils ne se parlent jamais et se découvrent autrement.

Archives de COMPOST en Auvergne:





A- Table des trocs
B- Marché d'Ambert
C- Table des trocs (marché de Cunlhat)
D- Improvisation sonore (Ambert)
E- Débat (marché de Cunlhat)
F- Débat (marché de Cunlhat)
G- Impromptu sur le marché d'Arlanc
H- Marché d'Ambert